La Régina Musique de Bégrolles en Mauges.

Le fondateur l’abbé Francis PLOTIN, 1889 – 1956.

- C’est à 45 ans à la Toussaint 1934 que le curé Francis PLOTIN dépose ses valises à Bégrolles en Mauges suite à une mutation décidée par ses supérieurs religieux. Il arrive de « la Jeune France » de Cholet, en réaction à une histoire négative dont il a été le sujet principal. Cet homme dynamique et plein d’idées décide quelque temps après son arrivée, de créer une musique et dans la foulée, un patronage grâce à un petit groupe de musiciens de la commune qui anime des manifestations simples depuis plusieurs années et se rassemblent certains soirs de la semaine, dans l’ancien théâtre de la rue des Landes, pour s’initier à l’art musical.

- C’est le 1er décembre 1935 avec l’aide de quelques personnes dévouées dont George MULLER, Etienne MENANTEAU, Paul GUINEHUT, Augustin GUERIN, Auguste GRASSET… que naquit en premier la musique qui se trouve définitivement lancée durant le printemps 1935. Puis plus tard le basket, officialisé par l’approbation au Journal Officiel de la République, le 1er Décembre 1936 et du même coup le patronage la « Régina ». Ce nom est trouvé par Marcel OGEREAU qui, occupé à distraire ses camarades, chanta l’air de « Salvé Régina ». Le curé PLOTIN embraya tout de suite et adopte avec le reste de l’assemblée, le nom de « Régina » comme nom de baptême.

12 mai 1936, confirmation des musiciens de la Régina.

- Durant sa carrière la Régina musique passe du statut de clique (avec George MULLER comme 1er chef de musique, 1935 à 1946), à batterie fanfare (avec Alphonse MERLET comme 2ème chef de musique, 1949 à 1968) puis à un mélange d’harmonie et de batterie fanfare (avec Serge BIDET comme 3ème chef de musique, 1971 à 1988), et enfin en troupe musicale voir bandas (avec Jean PAPIN comme 4ème chef de musique, 1988 à 20??).

- A ses débuts, les sorties de la Régina étaient souvent liés à la religion comme la kermesse, les missions… C’est justement grâce à l’une de ces missions, que la Régina musique fait sa première sortie officielle. Au cours  d’un déplacement le 27 Juin 1937 la Régina musique, réalise son Premier concours de l’Union d’Anjou. Les concours prendront fin en 1983. Plus tard, la musique participe dans les années 50 à la mi-carême de Cholet puis encore plus tard, à la fête des fleurs de St Macaire en Mauges, et les décennies suivantes à d’autres défilés dans tout l’ouest de la France (la Rochelle, la Tranche sur mer, Rezé, Ploërmel…) et aussi à Paris.

- Le 5 juillet 1999 pour des raisons administratives, le patronage « la Régina » devient une association loi 1901, avec la section Régina musique séparée de la section Régina basket.

Le 11 et 12 juin 2000 à la Fête de Fleurs de St Macaire en Mauges.

- Durant les années 1990, les groupes musicaux ont eu des difficultés pour recruter de jeunes musiciens et le 23 août 1994, l’Essor Musical de St Christophe du Bois s’associait à la Régina Musique pour participer à la Fête des fleurs de St Macaire en mauges, avec succès. Plusieurs défilés en commun plus tard, le nouveau groupe dut trouver un nom pour s’identifier et ce fut Jean PAPIN qui trouva. Durant sa convalescence à cause d’un malheureux accident en 2002, le chef de musique de la Régina proposa le nom de « Bégrochristo’s ». Celui-ci était approuvé par les deux groupes de musique.

* Pour plus d’information lire le livre de l’association : « 1935-1995 Régina, 60 ans de musique ».

Publié dans D'hier à aujourd'hui, Petites histoires du Centre Mauges | Marqué avec , , | Commentaires fermés

La fée Eléctricité à Beaupréau

Cet article a été rédigé par M. Pierre BARRAULT et fourni par Mme Brigitte BAUMIER du GRAHL de Beaupréau.

« Nous sommes très heureux, par les sombres nuits d’hiver, d’avoir nos rues et nos carrefours éclairés presque à giorno par nos 1300 et quelques lampadaires : puissance totale 464000 KWA, coût annuel : 48000 euros.
J’ai bien dit : 1300 et quelques lampadaires. Notez au passage qu’en 1988, il y a à peine 25 ans, on en dénombrait seulement 614 ! Cette croissance illustre bien le développement urbain de notre cité ; développement que tout un chacun peut constater.
Nos rues sont donc bien éclairées, mais bien sûr, il n’en a pas toujours été ainsi : il faut un commencement à tout !
Et le commencement : le voilà

L éclairage public à Beaupréau a commencé à fonctionner à l’automne 1857, la décision de principe ayant été prise par la municipalité d’alors dans sa séance du 8 mars précédent.
Les ‘’considérants’’ sont intéressants. Ils précisent que cette innovation est nécessaire « ou que l’obscurité constitue un danger pour les habitants et nuit au bon renom de la ville » (on ne dirait pas autre chose aujourd’hui !) On précise au surplus que, si cette implantation a été retardée, ce n’est que pour des raisons financières…..
Ah ! Ces questions financières ! Elles sont de tous les temps !
Aujourd’hui on résoudrait le problème en contractant un emprunt. Nos ancêtres, plus sages ou plus prudents, préféraient avoir les ressources en caisse avant d’engager une dépense.

Pour dégager les fonds nécessaire, restait une seule voie : l’impôt. Dès janvier 1857, le Conseil décide d’agir sur les droits d’octroi. Il augmente un peu les taxes qui pesaient sur les comestibles. (Y compris les animaux à vendre) et sur les boissons. Et craignant que ce ne soit pas suffisant, il étend le droit d’octroi à d’autres marchandises : bois et fourrages. Les quantités estimées sont les suivantes : 3200 quintaux de foin taxé à 18 centimes ; 500 quintaux de paille taxée à 9centimes ; 1000 hectolitres d’avoine taxée à 22 centimes (on remarquera que les propriétaires de chevaux, donc les riches, devront prioritairement sortir leurs écus du gousset). Puis 900 stères de bûches, 20000 fagots à 2 etc.
Profit attendu de ces mesures fiscales : 2000F on espère que ce viatique suffira.

Dans sa séance du 13 avril 1857 donc, le C.M. décida l’implantation de 19 réverbères (je dis bien dix-neuf) et chargea une commission d’en déterminer l’emplacement ?
Cette commission présidée par MM BROUARD et CESBRON travailla avec diligence et déposa très vite ses conclusions… Voici quelles furent les implantations retenues : les plus curieux ou les plus sagaces s’efforceront de les identifier. Voici :
Sur la ville : les maisons de Mme GAGNEUX et de M RENOU, l’imprimerie FARRE, la maison de M DROUET, maréchal, celle de M BELLIARD, de M LUNEAU, le coin du jardin à Mme DURAND, les maisons de Mme Vve CESBRON, de Mr FRUCHAUD, du café LAURENT, GODINEAU, ROSSIGNOL, CHAUVEAU… Enfin place du château, place de la mairie et l’angle des écuries, de la Sous-préfecture.
Pour St-Martin la portion congrue, soit 2 emplacements : près de la croix et devant l’église.

Tout est donc prêt.
Et donc, le dimanche 1 novembre 1857, les rues étaient éclairées, ce qui permit à l’Echo de Beaupréau du 10 novembre de publier cet entrefilet quelque peu grandiloquent ‘’Dimanche soir, la ville de Beaupréau a vu pour la première fois de nombreux ( ?) et magnifiques ( ?) lampadaires éclairer toutes ( ?) nos rues ‘’ Il est permis de sourire à cette lecture !
Las ! On déchanta bientôt car il y eut (déjà ! voyez, ce n’est pas nouveau !) dépassement du devis et le Conseil devait, dans sa réunion du 14 février 1858, voter une somme de 749,45 F pour éponger la dette.

Faute de documents, on ne sait qui installa cet éclairage, ni à qui incombait le soin de s’en occuper. Mais vu l’époque on peut penser qu’il s’agissait de quinquets à huile confiés pour leur allumage et leur extinction aux bons soins du garde-champêtre.
Et le temps passa.
Et avec lui, le parc des réverbères n’a cessé de s’accroître avec deux innovations majeures.
En 1902, les quinquets à huile firent place à l’éclairage à acétylène produit par le carbure de calcium ‘’les plus anciens se souviennent de ce produit nauséabond utilisé encore pendant la dernière guerre et un peu après en lieu et place de l’électricité défaillante : pouah !
Vers 1925 enfin naquit la fée Electricité ! »

Publié dans L'Histoire | Marqué avec , | Commentaires fermés

L’énigme des pierres tombales de Villedieu-la-Blouère (3ème partie)

Description des monuments.

Nous nous attarderons d’abord sur leur forme : mise à part celle qui est restée dans le cimetière, elles sont toutes en dos d’âne. Elles sont taillées dans la même matière (le granit) mais leur couleur (gris ou rose) et leur provenance sont différentes. Surtout, elles sont différentes par leurs tailles, leurs formes, leurs sculptures. Il est cependant possible de les classer en cinq types différents.
- Premier type (2 monuments) : faîtage droit ou de niveau.
- Deuxième type  (1 monument) : faîtage en pente vers le pied de la pierre.
- Troisième type (3) : faîtage droit ou de niveau – croix sculptée sur le faîtage.
- Quatrième type (3) : faîtage en pente vers le pied – croix sculptée sur le faîtage.
- Cinquième type (1) : faîtage en pente vers le pied. Les deux extrémités ne sont pas d’aplomb. Elle est taillée avec un certain angle qui lui donne à l’inverse des autres pierres un air bancal. Mais lorsque nous regardons ses cotés, nous voyons sur ses flancs des sculptures qui sont bien verticales. Et si nous la regardons en bout, nous nous rendons compte, qu’à l’inverse des autres, ses flancs ne sont pas taillés d’aplomb, mais en forme de pentagone.

La onzième pierre, restée en place dans le cimetière,  est complètement différente de toutes les autres. C’est une pierre tumulaire très épaisse avec de gros chanfreins sur ses angles ; elle est en granit gris. Elle n’a pas été déplacée tout simplement parce qu’il aurait été impossible de faire une répartition équitable de chaque coté de l’allée centrale de l’église, comme c’est le cas aujourd’hui, avec cinq pierres à droite et cinq pierres à gauche. C’est sans aucun doute la plus antique de cet ensemble, mais la plus simple.

Plusieurs de ces pierres portent des sculptures. Comment interpréter certaines sculptures sur les faîtages ? Des croix pattées, des oriflammes, des armes, des outils ?

Croix cerclée et pattée. Au dessus de la croix, le triangle que Spal prenait pour des tenailles.

Croix cerclée, pattée montée avec une hampe

D’où vient le granit ?

Le granit rose a probablement été extrait des carrières de Saint-Macaire-en-Mauges ou de la Renaudière. Le granit gris pourrait venir des carrières de Montigné-sur-Moine. C’est ce qui semble le plus plausible.

Cependant, les avis des spécialistes en géologie sont très partagés. Plusieurs pensent que le granit de certaines pierres pourrait provenir du Massif Armoricain : elles ont en effet un très gros grain comme celui qui est extrait en Bretagne. Le granit d’une pierre proviendrait peut-être des monts de la Margeride au sud de l’Auvergne : le grain est beaucoup plus fin.

J’ai aussi rencontré un professeur de français qui exerce son métier en Irlande. Il avait participé à l’exposition sur les Templiers que j’avais préparé avec l’Office de Tourisme Centre Mauges, et les amis de l’insolite de Mâcon, au cours de l’été 2000, dans l’église de la Blouère. Il trouvait des similitudes entre une de nos pierres et des monuments funéraires qu’il avait vus dans des cimetières d’Irlande. Il m’expliqua, pour essayer de justifier la présence d’une telle pierre chez nous, qu’au moment des invasions barbares en Irlande, des moines auraient très bien pu fuir leur pays vers la France et emmener avec eux  les reliques et la pierre tombale d’un saint ou de leur père abbé ou père prieur. Il reste à prouver cette hypothèse qui se rajoute à beaucoup d’autres et qui épaissit encore un peu plus ce mystère.

Ensemble des cénotaphes après le déplacement

Publié dans Non classé | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

Le château du Souchereau à Jallais

Le château du Souchereau à Jallais

Source : Association « Jallais au Fil du Temps »

En empruntant la route qui relie le bourg de Jallais à Notre-Dame-des-Mauges et à environ 2kms sur le côté droit, un hameau indique le lieu-dit du « Souchereau ». En ce début du 21ème siècle il ne subsiste que les restes de deux tours sud (chapelle et tour d’entrée avec le puits). Ce sont les vestiges de la maison forte et seigneurerie du Souchereau. On relève le domaine avec la métairie de l’Orbière vers 1540.

Dans la nuit du 23 au 24 février 1796, avant l’arrestation de Stofflet à la métairie de la Saugrenière, la demeure est fouillée par 200 hommes d’infanterie commandés par le chef de bataillon Loutil venant de Chemillé. Les soldats forcèrent le métayer Raimbault à les conduire à la Saugrenière. Ce malheureux fut tué dans les jours suivants par les chasseurs de Stofflet qui l’accusèrent d’avoir trahi leur chef.

Publié dans Le patrimoine bâti | Marqué avec , , | Commentaires fermés

La croix de « Jeanne qui court » (Jeanne CHUPIN) au Boulay – ANDREZE

La croix de "Jeanne qui court"

Vers 1858,  l’intrépide Jeanne CHUPIN revenait la nuit vers la ferme de ses parents au Boulay. A l’époque la région était très boisée. Soudain elle vit briller deux yeux qui la fixaient : c’étaient ceux d’un loup. Tremblante de peur, Jeanne se réfugie derrière un arbre en récitant son chapelet. Mais la bête restait là, continuant à la fixer. C’est alors que Jeanne fit la promesse de demander à son père d’élever à l’endroit même une croix si le loup lui laissait la vie sauve. Sa fille ayant été exaucée, Pierre CHUPIN (mon arrière grand oncle) fit élever cette croix en 1860.

 
 

Jeanne CHUPIN dite "Jeanne qui court"

 
 

Jeanne Augustine CHUPIN (1842 – 1919) surnommée « Jeanne qui court » ou « Jeanne qui trotte » est  une des filles de mon arrière-grand oncle : Pierre CHUPIN né au Boulai à ANDREZE le 2 février 1802.

Publié dans Petites histoires du Centre Mauges | Marqué avec , , | Commentaires fermés

Règlement de Police de St Philbert en Mauges en 1850

Le texte suivant a été fourni par Michel You, que nous remercions.

Règlement de Police de la Commune de St Philbert en Mauges

Nous Maire de la Commune de St Philbert en Mauges vu les lois du 16, 24 février 1790 et 18 juillet 1837

Arrêtons :

Art. 1

Les auberges, cafés et autres lieux où se débitent des boissons dans la commune ne pourront à l’avenir être ouvertes avant le jour. Ils devront être fermés du 1er janvier au 31 décembre à 10 heures du soir. Les personnes étrangères à ces établissements qui y seraient trouvées après l’heure fixée pour leur fermeture, seront passibles des mêmes poursuites que celles qui les tiennent. Néanmoins, les aubergistes logeurs pourront recevoir à toute heure de nuit les voyageurs étrangers à la commune qui se présenteront chez eux pour y prendre gîte.

Art. 2

Défense est faite aux cabaretiers, cafetiers et autres débitants de boissons d’y laisser chanter chez eux des chansons licencieuses ou politiques, d’y laisser jouer à aucun jeu de hasard, d’y donner à boire aux gens ivres. Défense est également faite de donner à boire pendant le temps de l’office divin, les dimanches et jours de fêtes reconnues par la loi.

Art. 3

Il leur est enjoint d’avertir immédiatement l’autorité des scènes et désordres qui se passeraient dans leurs établissements ainsi que du refus qui leur serait fait d’en sortir à l’heure de la retraite.

Art. 4

Défense est faite de troubler la tranquillité publique par des cris, chants et bruits tumultueux.

Art. 5

Il est défendu de laisser errer sur la voie publique des animaux pouvant être un danger pour la santé des habitants. Il est également défendu d’user de mauvais traitements envers les animaux domestiques.

Art. 6

Il est enjoint aux rouliers, charretiers et autres conducteurs de voitures de se tenir constamment à porté de leurs chevaux, bêtes de traite ou de charge et de leur voiture afin de les pouvoir guider et conduire. Il leur est également enjoint de se ranger à droite à l’approche de toute voiture et de laisser libre au moins la moitié de la voie publique.

Art. 7

Défense est faite d’enlever des chemins publics ou des propriétés communale, sans y avoir été dument autorisé, les gazons, terres, pierres ou matériaux.

Art. 8

Les contraventions aux dispositions du présent arrêté, seront constatées et poursuivies conformément aux lois.

A Saint Philbert en Mauges, le 16 février 1850

Publié dans L'Histoire | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

Jérome Dixneuf, porteur de la Flamme Olympique en 1991

Le texte suivant est tiré d’un ancien bulletin communal de Saint Philbert en Mauges.

Jérome Dixneuf y résume la journée du 21 décembre 1991, tel qu’il l’a vécue.

Cet article a été fourni par Michel You, que nous remercions.

Jérôme Dixneuf, porteur de la Flamme Olympique en 1991

Parmi plus de 700 candidats, je fus sélectionné pour porter la flamme Olympique, accompagné de 53 autres jeunes porteurs tous âgés de 15 à 20 ans et aussi de 11 suppléants, tous du Maine-et-Loire.

Dès 5 Heures du matin, il fallait se lever car le rendez-vous était fixé à 6 heures devant la poste d’Angers.

Un peu plus tard, nous allions enfiler notre combinaison pour vivre cette journée historique.

Quand tout le monde fut prêt, photo de tout le groupe réuni.

Vers 7 heures, nous prîmes le car qui nous emmenait au restaurant où nous devions déguster un copieux repas.

En attendant de nous mettre à table, nous discutâmes entre jeunes. Ensuite peut être vers midi, nous nous mimes à table.

A 15 heures environ, nous repartîmes en car dans le département de la Vendée car le parcours ne traversait pas le département de Maine et Loire. Ceci dit, il fallait que j’attende encore longtemps puisque j’étais l’avant dernier de notre groupe à porter la flamme. Enfin, ce fut mon tour, très impatient de toucher enfin cette flamme.

On vint me chercher avec 3 autres porteurs dans une « Espace », A chaque kilomètre, la voiture en déposait un à chaque poteau placé exprès. Je courus 800 mètres mais quelle émotion !!! A 2 kilomètres de la Roche sur Yon, sous les applaudissements de nombreuses personnes et sous la pluie. Toutefois, j’étais très bien abrité sous ma combinaison blanche. Le dernier porteur passé, nous nous retrouvâmes tous, les jeune de la Vendée et du Maine et Loire pour défiler dans les rues de la Roche, avec devant nous la plus jeune porteuse qui était responsable d’allumer l’ultime flambeau disposé sur une place de la Roche où s’est déroulé un spectacle de lumière en notre honneur.

Cette journée restera inoubliable pour moi !

Jérome DIXNEUF

Publié dans Histoires du Centre Mauges | Marqué avec , | Commentaires fermés

Les contes d’Yves Naud : Les Farfadets

Yves Naud raconte pour la mémoire du Centre Mauges un conte de son invention :

Il implante les farfadets dans les Mauges et nous chante 2 chansons.

Merci à lui.

Publié dans Histoires du Centre Mauges | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

La vie dans les années 20 à St Philbert en Mauges

Le texte qui suit provient d’un article diffusé dans un bulletin municipal de Saint Philbert en Mauges datant des années 80.
Merci à Mr You de nous l’avoir procuré.

Les anciens ont la parole

Vers 1920, ST PHILBERT n’avait ni eau, ni électricité. Les routes, non goudronnées, ne comportaient pas de trottoirs.

Le pays vivait du tissage. Chaque maison comprenait plusieurs caves de tisserands qui travaillaient pour Cholet et fabriquaient la toile pour les paysans.

A l’époque, les commerces de ST PHILBERT comprenait trois épiceries, un boucher, un boulanger, une marchande de tissus, deux cafés, une « société » fermée au moment de tous les offices religieux et qui subsiste encore. Parmi les artisans, il y avait un forgeron, un sabotier, un maçon, et deux charrons.

L’habillement au début du siècle…

-          Pour les femmes, il avait raccourci après la guerre de 1914. Elles portaient une jupe assez longue en lainage et un corsage ; peu de robes.

-          Les hommes prenaient le pantalon de velours pour sortir. Ils revêtaient la redingote pour le mariage. Pour les cérémonies, c’était un pantalon de drap, le chapeau de forme puis le chapeau melon. La tenue de travail comprenait le paletot et la chemise de toile.

A St Philbert, une lingère entretenait les coiffes. Les quatre laveuses ne connaissaient pas le chômage. « Leur fief » se limitait aux deux lavoirs, l’un à la Roncière, route au fond de leurs « boites », et se servaient du « badrâs » pour essorer le linge.

Les loisirs des gens vers 1920/1930

Aux beaux jours, on sortait sur le pas de sa porte, on s’asseyait sur les bancs dans la rue, jusqu’au noir. Ainsi on échangeait avec tous. Cela permettait de connaître les nouvelles, car il n’y avait pas de télévision et les journaux étaient rares. Seuls, quelques-uns recevaient « Le Petit Courrier » et « Ouest Eclair ».

Les  veillées meublaient les longues soirées d’hiver. L’on jouait 6 ou 8 à la « Mouche », en prenant un verre. La soirée passait ainsi. Les femmes tricotaient et discutaient.

Les jeunes dansaient quelquefois et les dimanches, certains jouaient de l’accordéon sur les routes.

Le théâtre a connu une apparition pendant quelques années avec l’abbé ROUILLIER de 1945 à 1952. Le bénéfice des séances a été à l’origine de voyages dont certains conservent encore d’agréable souvenirs.

Les foires offraient l’occasion de sortir aux paysans de ST PHILBERT et de se détendre.

Publié dans D'hier à aujourd'hui | Marqué avec , , | Commentaires fermés

Les contes d’Yves Naud : Le Grateau

Yves Naud raconte pour la mémoire du Centre Mauges un conte de son invention : le Grateau de la Casse d’enfer, l’histoire d’un diable à visage humain.

Publié dans Histoires du Centre Mauges | Marqué avec , , , | Commentaires fermés